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Nom scientifique
Seriola rivoliana (Valenciennes, 1833)
La grande sériole (Seriola dumerili) est parfois appelée limon à son stade juvénile, attention aux confusions !
Morphologie
La sériole-limon est une petite espèce de sériole possédant un corps ovale avec un dos plus bombé que le ventre, cependant un peu moins élancé que celui de la grande sériole. Sa deuxième nageoire dorsale et sa nageoire anale sont en forme de faucille, un peu plus longues que celles de la grande sériole. Une bande noire apparaît sur la tête et traverse l'œil. Son corps est de couleur gris argentée avec un ventre blanc.
Lieux de pêche de la sériole-limon
Cette sériole-limon nage en pleine eau aussi bien au-dessus des zones de récifs dans une profondeur de 5 à 35 m ainsi qu'au large. Elle est capable de descendre jusqu'à 245 mètres de profondeur. Mais les petites sérioles évoluent souvent près de la surface pour chasser et se reposer autour des épaves flottantes ou des DCP. On la croise dans les antilles ou encore dans le Pacifique. Certaines prises rares ont été déclarées en France en Atlantique et en Méditerranée.
Techniques de pêche
Cette espèce de sériole mord en surface aux petits poppers ou sous la surface aux jerkbaits ainsi qu'aux jigs légers. Elle apprécie également un morceau de chair de poisson sur un montage palangrotte léger, une pêche très amusante sur une canne light-jigging. Les plus gros spécimens mordent bien au vif, le record du monde ayant été pris sur un mulet entier ! On peut alors la chercher à l'aplomb du bateau tout comme en traîne lente.
Reproduction
Les sérioles-limon se reproduisent au large au printemps ou en été, pondant des œufs pélagiques. On assiste à de grands rassemblements.
Taille et poids
- Taille légale de capture (minimum légal) : aucune, je préconise 60 cm
- Taille de maturité sexuelle : 60 cm (4 kg)
- Taille moyenne : 60 à 80 cm
- Taille maximale : 170 cm (65 kg)
- Record du monde : 59,87 kg - 160,02 cm (La Paz, Basse-Californie, Mexique, 21/07/1964)
Bon à savoir
Les sérioles prises dans les récifs coralliens peuvent être porteurs de la ciguatera. D'ailleurs, bien que la chair soit très bonne, sa revente est interdite dans certaines zones où des cas de ciguatera ont été détectés.